Asa Vonjy Voina – “Cette aide financière nous permet de répondre à nos besoins immédiats “
février 28, 2026Augustine,
Antanambao V, CU Toamasina
“Cette nuit-là, le cyclone a emporté notre toiture… Toutes nos affaires ont aussi été détruites : les assiettes, les marmites, …” raconte Augustine, cette mère de famille vivant à Antanambao V. Avec les siens, elle avait trouvé refuge sur le site d’hébergement installé au Centre régional de la Jeunesse et des Sports pour se mettre à l’abri.
Au cours de la soirée et de la nuit du 10 février 2026, le cyclone tropical intense Gezani frappe durement la ville de Toamasina, laissant plus de quatre-vingt dix milles ménages sinistrés.
Face à cette situation, un dispositif de réponse rapide a été activé pour apporter un appui concret et immédiat aux familles vulnérables affectées. Le programme de protection sociale Asa Vonjy Voina s’est ainsi déployé à Toamasina et dans ses zones suburbaines. Les interventions combinent des transferts sociaux, destinés à couvrir les besoins urgents des ménages, et des activités argent-contre travail, visant l’assainissement et le nettoyage des quartiers. Le programme est mis en œuvre par le FID – Fonds d’Intervention pour le Développement, sous la coordination du Ministère de la Population et des Solidarités et du Bureau National de la Gestion des Risques et des Catastrophes, avec le soutien financier de la Banque mondiale.
La famille d’Augustine fait partie des milles premiers ménages, – recensés dans les centres d’hébergement et dans quelques fokontany-, à avoir bénéficié de l’appui financier fourni dans le cadre de Asa Vonjy Voina. Cette aide, d’un montant de 280 000 Ariary, payable en deux tranches, est destinée à couvrir les dépenses essentielles et à amorcer la reprise après le choc.
“Heureusement qu’il y a eu cette aide. Avec la première tranche, j’ai pu racheter des marmites et des assiettes. J’ai aussi pu me fournir en tôles pour remettre la maison en état. La deuxième tranche me servira à acheter du bois, toujours pour la maison. Il nous sera difficile de nous relever mais nous gardons espoir. Je ne ménagerai pas mes efforts pour remettre sur pied nos activités, notamment la riziculture. Nos rizières ont également été complètement détruites après le passage du cyclone”, confie-t-elle.