Eager

East Africa Girls’ Empowerment and Resilience 

Le projet EAGER (East Africa Girls’ Empowerment and Resilience) accompagne les filles et les femmes pour qu’elles réalisent pleinement leur potentiel et accèdent à des opportunités équitables. Le projet est mis en œuvre à Madagascar et au Mozambique. En investissant dans l’éducation, le renforcement de compétences et la creation de revenus, il vise à transformer durablement les trajectoires de vie, à renforcer la résilience des communautés et à contribuer à un environnement national où l’égalité de genre devient une réalité vécue.

Le projet s’étend de 2025 à 2029. Il est coordonné par le Ministère de l’Éducation Nationale, financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par deux agences : l’Unité de Facilitation de Projets (UFP) et le Fonds d’Intervention pour le Développement (FID).

  • Objectif de développement du projet
    Augmenter le niveau d’instruction et les revenus des filles et des femmes, et renforcer la capacité institutionnelle à mettre en œuvre des politiques d’égalité des sexes.
  • Les données clés du projet

Montant total du financement

180 millions de USD – Financement Banque mondiale

Coordination

Ministère de l’Education Nationale – MEN

Agences de mise en œuvre

  • Unité de Facilitation de Projets (UFP)
  • Fonds d’Intervention pour le Développement (FID)

Date de signature de l’Accord de financement

13 Octobre 2023

Date de mise en vigueur

27 février 2025

Date de clôture

30 juin 2029

  • Les composantes du projet

EAGER s’articule autour de trois composantes complémentaires :

Composante 1 : Stimuler l’accumulation du capital humain

1.1. Programme pour le maintien des filles à l’école (UFP-MEN)

Pour soutenir leur scolarisation, 150 000 jeunes filles au niveau de collèges publics recevront des bourses tandis qu’un programme d’autonomisation touchera 1,5 million de collégiens et collégiennes afin de renforcer leur capacité à construire leur avenir.

1.2. « Espace sûr » pour réintégrer les filles non scolarisées :

Les “Espaces sûrs” visent à accompagner les filles non scolarisées âgées de 10 à 17 ans, vivant en milieux ruraux et périurbains, à reprendre leur scolarité ou à s’engager dans des activités génératrices de revenus durables.

Au sein de ces espaces, les adolescentes seront formées aux compétences de vie (« life skills ») et recevront des formations techniques qualifiantes pour assurer leur insertion socio-économique directe.

Bénéficiaires cibles : 200 000 adolescentes non scolarisées dont 24 000 recevront des bourses scolaires pour soutenir leur réintégration dans le système éducatif.

Composante 2 : Permettre l’accès à un emploi productif

2.1. Transition de l’école au monde du travail

La transition vers le monde du travail vise à accompagner les jeunes femmes âgées de 18 à 35 ans dans le développement de leurs compétences, afin de renforcer leur employabilité et leur potentiel entrepreneurial.

A travers des formations techniques et pratiques, elles améliorent leur aptitudes professionnelles nécessaires à une insertion durable sur le marché du travail. Elles bénéficient également d’ accompagnement personnalisé et coaching favorisant le renforcement de la confiance en soi et de l’autonomie. Des stages et dispositifs d’apprentissage permettent aux femmes d’acquérir une expérience concrète, facilitant l’accès à l’emploi ou le lancement d’activités économiques.

Bénéficiaires cibles : 60 000 jeunes femmes dans les zones périurbaines et urbaines.

2.2. Transformation économique

La transformation économique vise à accompagner les jeunes femmes entrepreneures, de 18 à 35 ans, à développer des activités économiques plus stables, durables et porteuses de croissance.

En s’appuyant sur la formation à l’initiative personnelle et le Student Training for Entrepreneurial Promotion (STEP), les jeunes femmes renforcent les compétences essentielles pour réussir dans l’entrepreneuriat telles que l’autonomie, la capacité d’innovation et la persévérance. Des subventions sont également prévues pour soutenir l’expansion des micro-entreprises. Par ailleurs, le développement de plateformes numériques facilitera l’accès aux opportunités d’emploi et aux services financiers.

Bénéficiaires cibles : 20 000 entrepreneures en milieux périurbains et urbains, dont 7 500 lauréates du grand concours de plan d’affaires recevront des subventions de croissance pour renforcer et développer leurs activités économiques.

Composante 3 : Création d’un environnement propice

Bénéficiaires cibles : 3 millions de personnes et 1 000 parties prenantes à l’échelle nationale

3.1. Politiques, catalyseurs de marchés et institutions 

L’appui aux politiques, aux catalyseurs de marchés et aux institutions soutient la mise en œuvre des réformes en faveur de l’égalité de genre et l’identification des lacunes législatives freinant l’autonomisation des filles et des femmes.

Ces initiatives renforcent les capacités institutionnelles grâce à l’assistance juridique, la sensibilisation aux lois et l’orientation vers les services appropriés. Elles soutiennent également les facilitateurs de marchés par l’octroi de subventions aux organisations locales, la promotion de l’égalité des sexes, la sensibilisation aux thématiques WASH et de santé sexuelle et reproductive, la mise en place de solutions de garde d’enfants ainsi que la lutte contre le mariage précoce.

3.2. Prévention et riposte à la VBG 

Les activités de prévention et de réponse aux violences basées sur le genre (VBG) appuient les interventions de changement de normes du genre et visent à améliorer l’accès aux services de prise en charge des VBG au niveau communautaire.

Elles incluent la sensibilisation et des actions pour transformer les comportements et pratiques qui contribuent aux VBG, ainsi que le renforcement des services communautaires pour mieux accompagner les survivantes, notamment en facilitant l’accès aux soins médicaux, juridiques et psychosociaux.

3.3. Plateforme de connaissances EAGER 

La plateforme de connaissances vise à renforcer les capacités d’analyse et les connaissances à Madagascar pour promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des filles et des femmes.

Cette initiative permet de partager les bonnes pratiques, d’identifier les obstacles à la scolarisation des filles au niveau secondaire, d’analyser les opportunités sur le marché du travail et de mesurer l’impact des programmes existants, afin d’orienter les décideurs dans leurs actions.

  • Zones d’intervention