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+70%
de taux de fréquentation des centres de santé de base et sites nutritionnels
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+1 000
centres d’alphabétisation des adultes mis en place96%
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96%
Taux d’assiduité scolaire des enfants des ménages bénéficiaires
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+16
Les femmes sont davantage impliquées dans les décisions du foyer : +16 points en deux ans
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+165 000
enfants stimulés dans les crèches mobiles et garderies
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+27 900
bénéficiaires alphabétisés+
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+60%
des bénéficiaires ont amélioré leur nutrition en adoptant de nouvelles techniques de production et de valorisation des spéculations
Vers une transformation sociale positive
Depuis 2016, plus de 1,98 million de familles malgaches, classées vulnérables, sont devenues les actrices de leur propre bien-être et de leur développement. Les impacts de cette responsabilisation sont probants : plus de 80 % des ménages bénéficiaires ont démarré des activités génératrices de revenus et le taux d’assiduité scolaire de leurs enfants s’élève à 96 %.
Cette dynamique de progrès a été exposée lors de l’événement immersif de juin 2026. Deux jours durant, les processus, résultats, impacts, synergies, compétences et la digitalisation des programmes ont été présentés au public. Des espaces immersifs, à travers des reproductions fidèles des Espaces de bien-être (Sehatra mahasoa) et des Espaces productifs (Sehatra fanatsarana famokarana), ont permis aux visiteurs d’apprécier et de vivre les réalités du terrain.
Une quarantaine de représentants des ménages acteurs-bénéficiaires y ont partagé leurs avancées économiques, illustrant des succès majeurs. A titre d’exemple, une entreprise dirigée par une femme emploie désormais jusqu’à 30 salariés, exportant leur artisanat local vers la Chine. Une autre approvisionne la centrale d’achat d’une grande enseigne de distribution nationale en épices et produits halieutiques séchés. Ces réalisations témoignent d’une inclusion économique pérenne et d’une autonomie véritablement retrouvée. Ensemble, nous construisons un avenir meilleur.
Brèves
RANDRIANIRINA Samuel,
bénéficiaire de Asa Avotra Mirindra, Fokontany mahavanona
Commune ambatofinandrahana, District ambatofinandrahana
Région amoron’i mania
Malgré son âge et son statut d’« inapte * » dans le cadre du programme Asa Avotra Mirindra, Samuel a choisi d’être pleinement actif : apprendre, mettre en pratique ses connaissances et faire de sa terre une source de vie et d’espoir.
Avec ses enfants, il applique des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement : gestion de l’eau, protection des sols et techniques pour améliorer la fertilité. Sur ses parcelles, les changements sont visibles : des canaux de drainage et de collecte des eaux ont été aménagés, et les cultures sont entretenues selon des pratiques permettant de préserver les ressources naturelles.
Grâce à ces améliorations, sa production a augmenté. Samuel possède désormais plus de cinquante citronniers avec une récolte abondante.
Pour lui, au-delà de l’appui, le programme Asa Avotra Mirindra lui a surtout apporté des moyens pour restaurer et valoriser ses terres ainsi qu’améliorer les conditions de vie de sa famille. Désormais, ils envisagent l’avenir avec plus de sérénité.
*Les personnes « inaptes » sont celles qui ne peuvent pas travailler au niveau des champs écoles selon les critères du programme. Il s’agit des personnes âgées de plus de 60 ans, des personnes présentant un handicap ainsi que des femmes enceintes.
Filets sociaux : investir dans les populations pour mieux faire face aux changements climatiques
Face aux défis climatiques, les filets de sécurité accompagnent les ménages les plus vulnérables vers des moyens d’existence plus résilients grâce à des solutions durables adaptées à leur environnement.

Les effets du dérèglement climatique se traduisent par des sécheresses plus longues, des cyclones plus intenses, une dégradation des terres et une insécurité alimentaire croissante. Pour les ménages les plus vulnérables, ces phénomènes accentuent leur précarité et fragilisent durablement leurs ressources.
Depuis 2016, les filets sociaux – à travers les projets Filets Sociaux de Sécurité (FSS) puis Filets de Sécurité et de Résilience (FSR) – ont accompagné près de 2 millions de familles vulnérables à construire un avenir plus sûr. Les programmes, Asa Avotra Mirindra, Vatsin’Ankohonana et Fiavota, reposent sur une approche intégrée combinant soutien financier, accompagnement social, formations techniques et mobilisation communautaire. Au sein des “espaces de bien-être”, des “espaces productifs” ou des “champs écoles”, les ménages bénéficiaires découvrent des solutions concrètes pour mieux protéger leurs moyens d’existence : agroécologie, compostage, diversification des cultures, conservation des sols et de l’eau, jardins potagers, reboisement, gestion des déchets ou encore valorisation des ressources locales.
Au sein des “espaces de bien-être”, des “espaces productifs” ou des “champs écoles”, les ménages bénéficiaires découvrent des solutions concrètes pour mieux protéger leurs moyens d’existence : agroécologie, compostage, diversification des cultures, conservation des sols et de l’eau, jardins potagers, reboisement, gestion des déchets ou encore valorisation des ressources locales.
Des initiatives qui portent leurs fruits
Les résultats sont là : près de 4 800 hectares reboisés, plus de 7 000 hectares traités par des mesures de conservation du sol et de l’eau, 13 millions de jeunes plants produits, et plus de 121 000 ménages engagés dans la gestion et le recyclage des déchets. Aujourd’hui, 60 % des bénéficiaires adoptent des pratiques agricoles plus productives et plus respectueuses de l’environnement. Au-delà des chiffres, les changements s’observent également dans le quotidien des familles. « Grâce au programme Asa Avotra Mirindra, nous avons appris plusieurs techniques agricoles : la culture de manioc et de légumes, l’aménagement des terrains, ainsi que la plantation d’ananas pour protéger le sol contre l’érosion. » témoigne Jean Efrahim, un bénéficiaire à Namorona Manakara. Quant à Tema Aline, les formations agricoles du programme Fiavota lui ont permis d’améliorer ses rendements. Avec seulement 3 000 ariary de semences de pomme de terre, elle a récolté un sac de 50 kg, vendu à 150 000 ariary, renforçant ainsi durablement les revenus de son ménage.
En développant les compétences des communautés, en restaurant les écosystèmes et en promouvant des pratiques agricoles plus adaptées, les filets sociaux montrent que soutenir les populations les plus vulnérables contribue également à renforcer la résilience des territoires, à améliorer la sécurité alimentaire et à préserver le capital naturel de Madagascar.

Secteur porteur d’espoir : «Une deuxième chance pour les adolescentes déscolarisées»
La sous-composante 1.2 de EAGER accompagne vers l’autonomie les adolescentes de 10 à 17 ans déscolarisées. Elle se caractérise par la mise en place des « espaces sûrs » permettant à celles qui veulent retourner sur les bancs de l’école de rafraîchir leurs connaissances, et aux autres adolescentes de développer leurs capacités et leurs compétences de vie. Entretien avec Vero Raboanary, Directrice du Projet.
1. Où en est aujourd’hui l’avancement de la sous-composante 1.2 ?
La dynamique est là, et elle tient ses promesses. Le ciblage est finalisé dans cinq régions: Ihorombe, Haute Matsiatra, Menabe, Vakinankaratra, Amoron’i Mania, avec 41 017 adolescentes déjà bénéficiaires dans des espaces sûrs opérationnels. La deuxième phase démarre, dans onze régions supplémentaires : Analanjirofo, Androy, Anosy, Atsimo Andrefana, Atsimo Atsinanana, Atsinanana, Betsiboka, Fitovinany, Melaky, Sofia et Vatovavy.
2. En quoi consiste concrètement l’accompagnement du projet pour ces adolescentes ?
La sensibilisation dans les espaces sûrs et auprès des parents, pour encourager le retour à l’école, est une priorité : l’un des soutiens majeurs est le cours de remise à niveau (CRAN) au primaire comme au collège, l’alphabétisation et la formation technique, en partenariat avec les ministères concernés. Ces soutiens aident les adolescentes à choisir leur avenir. Pour celles qui ne peuvent pas reprendre les études, des activités menées par les « Zoky » leur sont proposées dans les espaces sûrs.
3. Quels changements observez-vous chez les adolescentes et leurs familles lorsqu’elles bénéficient de l’espace sûr et quelles sont les prochaines étapes ?
Ce qui frappe le plus, c’est la confiance en soi acquise par ces adolescentes, qui apprennent ce que leur entourage ne leur transmet pas : confiance en soi, estime de soi, hygiène menstruelle, santé, prise de parole… et elles partagent aussi leurs expériences entre elles.
Elles réalisent qu’elles ont une place et une valeur en famille, et deviennent responsables à la maison. Une mère nous a raconté que sa fille répare directement dès qu’elle constate quelque chose d’abîmé, et gère son hygiène en toute confiance. Une autre, dont la fille présente un handicap mental, a partagé son soulagement de la savoir mieux protégée dans les espaces sûrs. Un père a indiqué que sa fille a désormais une vision pour son avenir.
La mission à Ambatolampy a fait naître de nouvelles idées de complémentarité entre partenaires : un plan d’action avec le Ministère de l’Education Nationale pour l’alphabetisation; avec le Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionneelle pour la formation technique; avec le Ministère de la Jeunesse et des Sports pour la prise de décision et la vie en société; et le Ministère de la Population et des Solidarités pour la protection de l’enfant. Le déploiement des espaces sûrs se poursuit, et les inscriptions restent ouvertes.

RANIRINA Harisoa Sandrah
bénéficiaire de Vatsin’ankohonana Fokontany Ambohidelahy, – Commune Ambohimangakely, Région Analamaga
Pour RANIRINA Harisoa Sandrah, la scolarisation de ses deux enfants est une priorité. Grâce à Vatsin’Ankohonana elle peut contribuer aux besoins de sa famille, notamment ceux liés à l’éducation de ses enfants. Elle participe également aux séances de bien-être et aux réunions de l’association villageoise d’épargne et de crédit qui renforcent son autonomie.
En décembre 2025, son transfert monétaire est soudainement suspendu. Inquiète, sur les conseils de la Mère Leader de son groupe, elle appelle le numéro vert du programme. Ce canal lui permet de déposer rapidement une plainte. Les bénéficiaires ainsi que l’ensemble des communautés disposent également d’autres moyens pour faire entendre leur voix : fiche de plainte auprès du Comité de Protection Sociale (CPS), boites de doléances installées dans les représentations du FID, formulaires via le site web ou la page facebook du FID
L’examen de son dossier révèle une anomalie liée à l’authentification de son numéro de téléphone, indispensable depuis le passage du paiement des transferts monétaire en mobile money. Après régularisation, son transfert a été rétabli lui permettant de poursuivre sereinement le développement du bien-être de sa famille et l’amélioration de leurs conditions de vie. Cette expérience montre combien ce mécanisme est important. Il permet aux bénéficiaires de faire valoir leurs droits, de corriger les difficultés rencontrées et de garantir un accès équitable aux prestations du programme.
Asa Vonjy Voina à Toamasina : Soutenir la continuité de l’activité économique locale

À la suite du passage du cyclone Gezani, le Gouvernement malagasy, à travers le programme Asa Vonjy Voina mis en œuvre par le FID, avec le financement du Groupe de la Banque mondiale, a déployé un ensemble d’actions pour soutenir les populations sinistrées et favoriser la reprise des activités économiques.
Parmi ces interventions, l’appui au secteur privé constitue un levier important pour préserver les emplois et accompagner la reprise économique. Le cyclone avait fortement affecté de nombreuses entreprises à Toamasina, entraînant des arrêts temporaires d’activité, des pertes matérielles et des difficultés de trésorerie.
L’appui monétaire au secteur privé est une mesure pour les entreprises formelles sinistrées pour maintenir les revenus des salariés en chômage technique.
D’un montant de 300 000 Ariary par mois par salarié est versée, pendant cinq mois, cette aide est versée aux entreprises éligibles pour la prise en charge des salaires concernés. Les entreprises éligibles à cette intervention sont celles légalement constituées affiliée à la CNaPS et dont l’existence est également vérifiée. À ce jour, une première vague de 85 des 93 entreprises ciblées ont bénéficié des virements. Ces entreprises ont été sélectionnées par un comité technique, composé par le Ministère de l’Industrialisation et du Développement du Secteur Privé, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toamasina (CCIT), le Projet Pôle Intégré de Croissance (PIC) et le FID, sur la base des fiches de collecte de données déposées auprès de la CCIT et du PIC avant le 10 avril 2026.
Cette réponse s’inscrit dans une approche globale de relèvement. Rappelons que les interventions de Asa Vonjy Voina ont concerné, dès le lendemain des dégâts cycloniques : les transferts monétaires non conditionnels et les activités argent contre travail, pour assainir la ville et offrir un emploi temporaire aux familles sinistrées, pour leur permettre d’assurer leurs besoins essentiels ; l’enlèvement des débris causés par le cyclone ; la distribution de compléments nutritionnels et de semences ; la remise de kits d’habitation et la réhabilitation d’infrastructures essentielles ainsi que des mesures d’appui aux pêcheurs.
Sénégal : Tostan mise sur les solutions portées par les communautés

Au Sénégal, l’ONG Tostan a développé une approche de développement fondée sur la participation communautaire. Plutôt que de transmettre des messages de manière descendante, elle anime des séances d’échanges en langues locales à travers le dialogue, les contes, le théâtre, les chants et les danses. Les communautés identifient elles-mêmes les difficultés qu’elles rencontrent, analysent leurs causes et construisent collectivement des solutions adaptées à leur réalité. Des comités communautaires sont ensuite mis en place afin d’assurer le suivi des actions et de pérenniser les changements. Cette approche favorise une meilleure appropriation des initiatives, renforce l’engagement des populations et contribue à faire évoluer durablement les comportements et les pratiques.
Sources : Tostan – « How can we work in partnership with communities to improve their well-being? Tostan’s Days of Community Understanding »,
juin 2025.