Filets sociaux : investir dans les populations pour mieux faire face aux changements climatiques
août 31, 2026
Face aux défis climatiques, les filets de sécurité accompagnent les ménages les plus vulnérables vers des moyens d’existence plus résilients grâce à des solutions durables adaptées à leur environnement.
Les effets du dérèglement climatique se traduisent par des sécheresses plus longues, des cyclones plus intenses, une dégradation des terres et une insécurité alimentaire croissante. Pour les ménages les plus vulnérables, ces phénomènes accentuent leur précarité et fragilisent durablement leurs ressources.
Depuis 2016, les filets sociaux – à travers les projets Filets Sociaux de Sécurité (FSS) puis Filets de Sécurité et de Résilience (FSR) – ont accompagné près de 2 millions de familles vulnérables à construire un avenir plus sûr. Les programmes, Asa Avotra Mirindra, Vatsin’Ankohonana et Fiavota, reposent sur une approche intégrée combinant soutien financier, accompagnement social, formations techniques et mobilisation communautaire.
Au sein des “espaces de bien-être”, des “espaces productifs” ou des “champs écoles”, les ménages bénéficiaires découvrent des solutions concrètes pour mieux protéger leurs moyens d’existence : agroécologie, compostage, diversification des cultures, conservation des sols et de l’eau, jardins potagers, reboisement, gestion des déchets ou encore valorisation des ressources locales.
Des initiatives qui portent leurs fruits
Les résultats sont là : près de 4 800 hectares reboisés, plus de 7 000 hectares traités par des mesures de conservation du sol et de l’eau, 13 millions de jeunes plants produits, et plus de 121 000 ménages engagés dans la gestion et le recyclage des déchets. Aujourd’hui, 60 % des bénéficiaires adoptent des pratiques agricoles plus productives et plus respectueuses de l’environnement. Au-delà des chiffres, les changements s’observent également dans le quotidien des familles. « Grâce au programme Asa Avotra Mirindra, nous avons appris plusieurs techniques agricoles : la culture de manioc et de légumes, l’aménagement des terrains, ainsi que la plantation d’ananas pour protéger le sol contre l’érosion. » témoigne Jean Efrahim, un bénéficiaire à Namorona Manakara. Quant à Tema Aline, les formations agricoles du programme Fiavota lui ont permis d’améliorer ses rendements. Avec seulement 3 000 ariary de semences de pomme de terre, elle a récolté un sac de 50 kg, vendu à 150 000 ariary, renforçant ainsi durablement les revenus de son ménage.
En développant les compétences des communautés, en restaurant les écosystèmes et en promouvant des pratiques agricoles plus adaptées, les filets sociaux montrent que soutenir les populations les plus vulnérables contribue également à renforcer la résilience des territoires, à améliorer la sécurité alimentaire et à préserver le capital naturel de Madagascar.